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Claude de Miras Catherine Paquette Vassalli

Abstract

Les projets de villes nouvelles se multiplient aujourd’hui dans les Suds. Ils offrent un double visage: d’un côté, des éco-cités vertes et intelligentes qui ciblent une classe moyenne urbaine émergente largement idéalisée et cherchent à attirer activités économiques à forte valeur ajoutée et investissements internationaux; de l’autre, de gigantesques quartiers dortoirs construits au milieu de nulle part destinés à des ménages modestes. Avec des initiatives aussi contrastées que la très médiatisée Eco-cité Zenata et les villes nouvelles du programme national lancé en 2004, le Maroc est dans l’air du temps. Une analyse croisée de ces projets qu’a priori tout oppose en montre les faiblesses à l’échelle des territoires. L’analyse vaut sans doute au-delà du cas marocain. Dans des situations démo-urbaines sous tension, les villes nouvelles comme production urbaine volontariste apparaissent aujourd’hui, quel que soit leur type, comme une solution idoine. Mais il s’agit en réalité du choix d’aménagement le plus complexe et exigeant à mettre en œuvre dans des contextes institutionnels, sociaux et politiques marqués par la prégnance de logiques d’urbanisme résolument sectorielles et par l’existence de difficultés en matière de gouvernance et d’action publique territoriale.

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Section
Original research article